Intervention de Pierre Lequiller

Réunion du 11 janvier 2017 à 16h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Lequiller :

J'approuve entièrement les orientations que vous nous avez présentées, monsieur le ministre. Mais le problème de l'Europe, ce n'est pas de ne pas savoir ce qu'il faut faire : c'est d'agir vite et fort.

Les problèmes que vous soulevez touchent tous à la souveraineté nationale, à commencer par celui de la surveillance des frontières extérieures. La Grèce s'est montrée sur ce point très réticente à l'idée de voir ses frontières extérieures tenues par d'autres que les siens.

Je crois pour ma part qu'il n'y a qu'une solution : seule l'alliance franco-allemande nous permettra d'avancer. L'Allemagne, depuis l'horrible attentat de Berlin, ne se considère plus comme à l'abri de la menace terroriste. Elle a pris conscience du fait que nous sommes tous visés. Qu'attend-on pour renforcer davantage les moyens de FRONTEX ? Qu'attend-on pour donner l'exemple, avec les Allemands ou avec un groupe de pays volontaires, et pour montrer que nous pouvons aller au-delà de notre souveraineté et accepter que certaines de nos frontières soient gardées par des ressortissants d'autres pays ? Il faudra d'ailleurs convaincre nos concitoyens de la nécessité d'aller dans cette direction.

S'agissant de l'asile, notre système est très différent de celui des Allemands : là encore, qu'attend-on pour commencer à harmoniser nos législations – projet que l'on entend évoquer depuis des années ?

Ce sont là des sujets qui pourraient redonner aux citoyens la conscience de l'importance de l'Europe. Le conseil des chefs d'État et de Gouvernement arrête des décisions, mais elles ne sont jamais suivies d'effets. Si elles l'étaient, nos concitoyens comprendraient beaucoup mieux l'intérêt de l'Europe.

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