Intervention de Jean-Pierre Decool

Réunion du 11 janvier 2017 à 16h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Pierre Decool :

Monsieur le ministre, je souhaiterais évoquer avec vous une situation locale douloureuse : celle du camp d'accueil installé à Grande-Synthe, dans le Nord. En octobre 2016, Médecins sans Frontières estimait déjà la population de ce camp à 850 personnes. Elle est aujourd'hui supérieure à 1 300 personnes, à la suite du démantèlement de la « jungle » de Calais. Des migrants quittent le camp tous les jours, mais d'autres arrivent encore. Les tensions se multiplient ; des membres des forces de l'ordre ont été blessés par des migrants. Très récemment, une rixe a éclaté sur fond d'alcool ; des coups de feu ont été entendus, et les volontaires et les personnels de sécurité qui travaillent dans le camp ont dû être évacués pendant plusieurs heures. Ce climat délétère inquiète la population.

Monsieur le ministre, un tel camp a-t-il vocation à être pérennisé ? L'État a réussi à démanteler le camp de Téteghem, puis celui de Calais. J'ose croire qu'il ne laissera pas se reproduire une situation similaire quelque trente kilomètres plus loin : l'histoire ne peut pas se répéter. J'ai conscience de l'extrême délicatesse de ce dossier, mais il est indispensable de chercher des solutions pour ces migrants, afin que Grande-Synthe et ses habitants retrouvent une vie plus sereine. Avez-vous prévu de démanteler ce camp ? Auparavant, quelles mesures le ministère de l'Intérieur prendra-t-il pour renforcer la sécurité des bénévoles et des migrants ?

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