Intervention de Danielle Auroi

Réunion du 14 février 2017 à 16h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanielle Auroi, présidente :

Le Sahel est une région que je connais bien pour y avoir travaillé un temps avec Théodore Monod. Je voudrais donc revenir sur le rôle des Touaregs. Vous avez eu raison d'insister sur le fait que les frontières n'ont pas grand sens pour les peuples nomades, habitués à passer d'un pays à l'autre depuis la nuit des temps mais il aurait été également nécessaire de rappeler le phénomène de « clochardisation » des Touaregs à l'oeuvre depuis une vingtaine d'années, lequel touche aussi les jeunes qui peuvent être séduits par les perspectives offertes par le djihadisme ou le banditisme. Par ailleurs, s'il est vrai que les pays du Sahel connaissent une explosion démographique, la désertification en cours, qui découle directement changement climatique, doit aussi être mentionnée comme future cause des migrations.

S'agissant de l'implication de l'Union européenne dans la région en général et au Mali en particulier, dont M. Yves Fromion a regretté qu'elle ne soit pas plus importante, je voudrais rappeler que, pour beaucoup d'États-membres, c'est la France que le Mali a appelée au secours. Ce pays est donc, pour ces États, un problème de la France, pas de l'Europe. C'est donc à nous de convaincre sans relâche que l'action de la France dans la région est dans l'intérêt de la sécurité de tous ; à terme, une véritable Europe de la Défense devrait, je l'espère, nous permettre d'éviter ce genre de discussion.

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