Intervention de Paul Giacobbi

Réunion du 6 novembre 2013 à 9h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPaul Giacobbi :

J'ai quelques remarques. D'abord, nous devons tous nous intéresser à l'Afrique car, historiquement, nous venons tous de ce continent.

En 1981, alors élève à l'ENA, mon séminaire devait répondre à la question : « la France doit-elle avoir une zone d'action privilégiée en Afrique ? » Ni les élèves, ni la République n'ont tranché et pour éviter d'avoir à y répondre, on s'est retiré de tout.

Je partage ce qui a été dit sur le décollage de l'Afrique qui reste un décollage lié aux minéraux, à la terre agricole. C'est une économie qui reste primaire.

L'accaparement des terres est très sensible en Afrique de l'Est, notamment par les Indiens qui achètent des champs et les transforment massivement avec des entreprises puissantes. C'est un phénomène majeur et massif.

L'AFD ne doit pas se détourner des pays émergents. Nous devons suivre attentivement le prochain contrat d'objectifs et de moyens de l'AFD.

Je partage aussi ce qu'a dit Jean-Paul Bacquet sur la fusion de l'AFII et d'Ubifrance. Ça n'a rien à voir ! L'une accueille l'investissement étranger en France, l'autre pousse les exportations.

La grande question qui se pose est de savoir ce que veut la France. Rester dans un entre soi où la francophonie n'est plus un vecteur pour notre pays ? Ou veut-on aller vers le mainstream international ?

Actuellement, à force de ne pas répondre à ces questions, on se retire de tout et on est ridicule en tout. Le jour où la Chine et l'Inde seront les seules puissances en Afrique francophone, on aura l'air malins !

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