Intervention de Nicolas Sansu

Séance en hémicycle du 12 février 2013 à 21h45
Séparation et régulation des activités bancaires — Motion de rejet préalable

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNicolas Sansu :

Monsieur Lamour, je voudrais revenir sur quelques contrevérités et quelques affirmations contenues dans votre propos.

Vous dites que la séparation serait dangereuse, que les banques universelles seraient moins vulnérables. Je veux quand même vous rappeler que les plus grandes pertes entre 2008 et 2011, c'est Fortis, 28 milliards, Royal Bank of Scotland, 27 milliards, c'est aussi Dexia ne l'oublions pas : 80 % des pertes entre 2008 et 2011 ont été le fait de banques universelles. Elles n'ont pas tous les défauts, mais elles n'ont pas non plus toutes les vertus.

Une étude qui vient de paraître, du Volatility Institute couvé par la Stern School of Business, l'école de commerce de l'université de New York, explique que le plus gros risque systémique en Europe provient aujourd'hui du Crédit agricole. Que diriez-vous si rien n'était fait pour contrer ce risque systémique ?

S'agissant des paradis fiscaux, vous nous expliquez, monsieur Lamour, au nom du groupe UMP, qu'il faudrait que les banques puissent toujours s'y nourrir, sinon leur compétitivité serait mise en péril. J'ai l'impression d'entendre Armstrong dire qu'il fallait se doper pour gagner le Tour de France. Je suis désolé, à un moment, il faut arrêter ces choses-là ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)

Je voudrais évoquer le plafonnement des frais bancaires et le droit au compte des plus précaires. On ne peut pas se satisfaire que les banques facturent des frais inadmissibles pour que certains traders jouent les résultats dans des produits dérivés nocifs.

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