Intervention de Bernard Accoyer

Réunion du 19 juin 2013 à 9h00
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBernard Accoyer :

En apprenant votre nomination à la présidence de cette commission, madame, j'ai pensé que nous pourrions examiner les choses en profondeur car rares sont les personnes qui ont été associées aussi étroitement à la décision prise en 1982 d'avancer brutalement l'âge légal de départ à la retraite de 65 à 60 ans. Cette décision, qui a été l'atteinte la plus lourde au pacte de solidarité entre générations et donc au pacte républicain, est la cause de nos difficultés actuelles.

Le titre de votre rapport annonce clairement que vous n'entendez pas réformer les retraites et, en fait de justice et de redistribution, nous n'avons que la promesse d'une diminution des retraites, sous l'effet de l'augmentation des prélèvements fiscaux et des cotisations que vous recommandez, condamnant les retraités du régime général à une double peine. Mais ceux qui auront lu les pages que vous consacrez à la revue des différentes réformes passées ne pourront être surpris : que ce soit en 1993, en 2003, en 2008 ou en 2010, la gauche et ceux qui soutiennent sa démarche n'ont jamais rien fait pour préserver notre système de retraites, s'opposant frontalement à toute réforme.

Votre rapport ne propose aucune mesure en faveur de l'équité. Pourquoi n'avez-vous pas traité des régimes spéciaux et de la convergence entre public et privé, et n'avoir rien dit de l'anomalie que constitue l'absence de caisse de retraite de la fonction publique ?

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