Intervention de Pierre Moscovici

Séance en hémicycle du 2 juillet 2013 à 21h30
Débat d'orientation des finances publiques

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances :

Je vous remercie, Gérard Bapt, de votre intervention très précise qui démontre que l'objectif du Gouvernement de faire 5 milliards d'économies dans le champ des administrations sociales, notamment sur l'assurance maladie, après celles qui ont été faites sur la branche famille, est un objectif atteignable.

Monsieur Alauzet, je vous ai répondu en partie. Vous avez rappelé la nécessité de rétablir l'équilibre structurel des comptes publics et souligné la pertinence de notre approche équilibrée, ce dont je vous remercie. Je note bien ce que sont vos attentes, voire vos exigences ; nous aurons l'occasion d'en reparler, mais je vois aussi que fondamentalement, il y a une convergence entre nous sur la ligne économique, et c'est évidemment important.

Monsieur Thomas Thévenoud, vous avez démontré avec beaucoup de clarté qu'un collectif n'était juridiquement pas obligatoire : il fallait le rappeler, car on laisse circuler beaucoup de bruits fallacieux à ce sujet, et le rappeler d'autant plus qu'il n'y a aucun risque de dérapage de la dépense de l'État, ce qu'a confirmé la Cour des comptes dans son rapport, grâce au gel, au surgel et à la réserve de précaution. On fait beaucoup parler la Cour, mais souvent à tort, et il faut rappeler ce qui se trouve vraiment dans son rapport.

M. Woerth, lui aussi, a voulu faire parler la Cour des comptes… Didier Migaud a dit en commission des finances le 27 juin qu'en 2010, plus des deux tiers du déficit public étaient indépendants de la crise et présentaient un caractère structurel – je rappelle que le déficit structurel était alors de 6 % du PIB. Et c'est avec un tel bilan qu'on va nous donner aujourd'hui des leçons ! Je tiens à rappeler que fin 2012, le déficit structurel a été ramené sous les 4 %, qu'il sera proche des 2 % à la fin de cette année et que l'équilibre sera atteint pendant le quinquennat. Nous n'avons, là encore, aucune leçon à recevoir des orateurs de l'UMP.

J'ai répondu au passage à M. Bompard, et déjà largement à M. Aubert.

J'en viens à vous, Jean-François Lamour. Je vous ai répondu au fur et à mesure de mon intervention, mais il y a un point que je souhaite reprendre : vous avez semblé outré par un déficit qui, selon le rapporteur général, serait de 3,5 % du PIB en 2014. Je sais que vous n'allez pas apprécier ce que je vais vous dire,…

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