Intervention de Élie Aboud

Séance en hémicycle du 19 novembre 2013 à 9h30
Questions orales sans débat — Pérennité de l'antenne universitaire de béziers

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉlie Aboud :

Avant toute chose, madame la ministre, je tiens à vous remercier sincèrement d’être venue en personne pour répondre à la question que je m’apprête à vous poser : j’en suis très honoré. Vous apportez là un signe de reconnaissance et de respect aux 760 étudiants qui attendent votre réponse.

J’en viens à ma question. Par une décision du 17 septembre dernier, le conseil d’administration de l’université Paul Valéry-Montpellier III a pris la décision de fermer son antenne biterroise. Personne ne s’attendait à cette annonce, faite dans le cadre d’un plan d’économies drastique.

À juste titre, vous avez – et je vous en remercie – manifesté votre opposition à cette mesure et vous avez pris la décision de diligenter un diagnostic-flash, première étape du dispositif d’accompagnement des universités en difficulté. Le rapport de cet audit a été rendu public et la présidence de l’établissement vous a répondu. Deux mois après le début de cette crise, cette structure essentielle à l’équilibre de la formation dans l’ouest héraultais est toujours en attente – je n’ose dire menacée. Les élus de tous bords, sans clanisme aucun, sans esprit partisan – c’est la fierté de notre République, monsieur le président – se sont naturellement opposés à cette décision.

Au-delà du cas biterrois, et si cette décision venait à être mise en oeuvre, ce que je ne souhaite pas, il s’agirait d’un signal catastrophique adressé aux universités de proximité françaises dont vous avez, madame la ministre, vanté les mérites à plusieurs reprises. Le Président de la République et vous-même avez fait de la jeunesse la priorité de ce quinquennat. Nous attendons avec impatience votre sage décision !

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