Intervention de Pierre-Yves Le Borgn'

Réunion du 22 janvier 2014 à 9h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre-Yves Le Borgn' :

Je voudrais faire part d'une certaine inquiétude quant à une forme de rigorisme sur l'emploi obligé du français par les membres du gouvernement ou des parlementaires en déplacement à l'étranger. La semaine passée, j'étais comme d'autres collègues avec le Premier ministre en Autriche et j'ai vu tout l'impact réel que provoque l'utilisation de l'allemand, tant par le Premier ministre que par la délégation, auprès du gouvernement autrichien, du gouvernement fédéral comme de nos interlocuteurs économiques. Faisons attention à ne pas en faire trop dans l'autre sens. Parfois, il est arrivé que l'absence d'efforts - alors qu'il existe parmi nous des gens qui parlent l'allemand - entraine des incompréhensions ou des situations embarrassantes.

Il est bien naturel en revanche, et Mme la Présidente a bien fait de le souligner, que lorsque le français est une langue officielle, comme c'est le cas dans les institutions internationales, nous ne parlions qu'en français.

Je regrette enfin que Jacques Myard soit parti parce que, si j'entends l'argument qu'il y a certaines directions générales de la Commission européenne qui ne travaillent qu'en anglais, je voudrais rappeler que la seule et unique langue officielle de délibéré de la Cour de justice de l'Union européenne reste à ce jour le français. Restons équilibrés dans notre appréciation plutôt que de partir dans des digressions un peu trop caricaturales.

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