Intervention de Brigitte Allain

Réunion du 24 octobre 2012 à 16h30
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrigitte Allain :

La compétitivité économique ne peut être que durable et respectueuse de l'écologie. Elle ne peut donc passer ni par l'énergie atomique – on n'a jamais voulu chiffrer le coût du démantèlement à venir des centrales nucléaires –, ni par les énergies fossiles, dont le gaz de schiste, qui sont épuisables et dont l'extraction est toujours polluante, ni par les agrocarburants de première génération qui concurrencent les productions alimentaires et ne sont pas intéressants sur les plans écologique et économique.

La compétitivité passera donc par les énergies renouvelables, car celles-ci sont inépuisables, qu'il s'agisse de l'eau, du vent, du soleil ou de la biomasse. Quand nous donnerons-nous donc les moyens d'une véritable recherche en matière d'énergies renouvelables ?

La méthanisation, procédé issu de la décomposition de la biomasse, est une source d'énergie intéressante, mais elle entre en concurrence avec les productions agricoles alimentaires. Si nous voulons éviter cette concurrence, nous devons l'encadrer de façon très précise et vérifier qu'elle utilise uniquement les déjections animales et les produits annexes. Le ministre de l'agriculture a suggéré hier d'orienter la production de la biomasse vers des installations à la fois collectives et proches des utilisateurs. Cette proposition est très intéressante.

Il semble qu'au cours des dernières années, les textes aient porté préjudice à la filière de la biomasse issue des industries de première transformation du bois et du recyclage. Quel est l'avenir de cette filière de production de chaleur ?

En résumé, quels moyens sommes-nous prêts à engager pour évoluer vers une transition énergétique durable ?

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