Intervention de Jean-Paul Bodin

Réunion du 4 juin 2014 à 9h30
Commission de la défense nationale et des forces armées

Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l'administration, SGA :

Ce point a fait l'objet de débats internes très longs, et le dispositif ne sera mis en place qu'à partir du moment où la DIRISI et l'EMA auront validé l'opération.

Revenons aux aspects financiers du projet. Les économies de fonctionnement ont bien sûr été prises en compte. Je vous ai dit que pour payer la redevance annuelle de 154 millions d'euros, nous récupérons les dépenses de fonctionnement que nous faisons aujourd'hui. D'une certaine manière, nous recyclons les sommes engagées pour ces dépenses pour financer nos dépenses futures.

S'agissant des transports en commun, une nouvelle gare de métro est créée sur le site – une nouvelle sortie à partir de l'ancienne gare Balard. J'observe malgré tout que celui-ci est bien desservi par le tramway, le RER C, le métro et les bus. D'ailleurs, cet élément avait été pris en compte lorsque l'on avait réfléchi à l'endroit où l'on pourrait éventuellement regrouper le ministère.

On peut s'attendre à une arrivée massive de personnes au même endroit, au même moment. C'est déjà le cas à l'îlot Saint-Germain, sans que l'on ait observé d'embouteillages à la porte. Et pourtant, il n'y a pas de mécanismes d'horaires variables. Il faut donc relativiser le problème que cela pourrait poser, d'autant qu'il y aura à Balard plusieurs entrées – une grande entrée pour les visiteurs, et quatre ou cinq portes par lesquelles on peut accéder au site.

Maintenant, comment faire des économies en externalisant certaines prestations ? Vous avez raison, l'externalisation est une dépense. Mais prenons un exemple : aujourd'hui, une partie de l'alimentation du personnel est faite en interne, au sein du ministère. Cette activité a été mise dans le contrat passé avec le groupement et sera donc assurée par une de ses sociétés. L'économie que nous faisons portera sur le personnel.

Je vous ai dit que 1 363 emplois allaient être supprimés. Il s'agit principalement d'emplois dans les soutiens. Les activités de gardiennage, de nettoyage, d'entretien des bâtiments seront externalisées. L'économie que nous faisons est une économie en emplois - qui nous permet de transformer du titre 2 en titre 3. Ensuite, je vous rassure, nous n'avons pas saccagé le mobilier national qui nous a été affecté. Nous n'en avons pas moins certaines obligations par exemple la restitution des tableaux aux fonds national d'art contemporain se fait après restauration.

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