Intervention de CGA Jacques Feytis

Réunion du 24 juin 2014 à 17h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

CGA Jacques Feytis :

.. mais la situation devrait toutefois s'améliorer dans les semaines ou mois à venir. Je rappelle également que nous avons connu un plan de restructuration dont j'ose dire que, au sein d'une entreprise privée, celui-ci s'appellerait plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Or un PSE est coûteux. Adapté aux particularités du secteur public et du ministère de la Défense – puisque nous sommes les seuls à être capables d'accompagner de telle manière les évolutions – un tel plan demeure néanmoins coûteux, et ce coût se retrouve naturellement dans l'agrégat masse salariale.

Finalement, quelle est donc la part qui relevait de la qualité de notre gestion stricto sensu ? C'est ce que l'on appelle le glissement vieillesse technicité (GVT), avec la maîtrise des avancements par exemple. Or le GVT pèse assez peu dans la dynamique globale de la masse salariale. Si celle-ci n'a en effet pas diminué en proportion de la baisse des effectifs, c'est parce que sa décroissance potentielle a été compensée par des mesures d'acceptation sociale de la réforme et par des évolutions de grilles répondant aux nouveaux statuts particuliers et au besoin de rattrapage mentionné par les rapports du HCECM. Les mêmes conditions d'acceptation sociale ne sont plus d'actualité, dès lors nous sommes davantage en risque. À l'avenir, peut-être serons-nous obligés de trouver un moyen de rendre acceptable l'effort supplémentaire qui est demandé. Une tension se crée que nous sentons tous, le ministre en premier lieu.

Techniquement, mon objectif est de maîtriser la masse salariale année après année. Sur un agrégat d'environ 12 milliards d'euros, Bercy nous fait des remontrances lorsque nous dépassons celui-ci de 10 millions d'euros. Si l'écart se limite à ce montant, j'estime pour ma part que nous ne sommes ni de trop mauvais gestionnaires ni des irresponsables et qu'un tel résultat témoigne de l'effort collectif qui est fait de la part des employeurs, des gestionnaires et des agents.

Monsieur Voisin vous m'avez interrogé sur les diminutions de recrutements d'officiers. Il y en a eu ces dernières années, les écoles militaires ne recrutent plus comme avant. Je suis ancien élève de l'école militaire interarmes. Il y a 20 ans, ses promotions comptaient 200 élèves, contre 80 aujourd'hui. À Saint-Cyr, 200 élèves étaient intégrés il y a 20 ans et seulement 120 aujourd'hui.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion