Intervention de CGA Jacques Feytis

Réunion du 24 juin 2014 à 17h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

CGA Jacques Feytis :

Sans doute, mais à partir du moment où la décision a été prise, il convient de l'appliquer de telle sorte que l'équilibre d'ensemble du corps que représentent les armées soit préservé. Est-ce que cela signifie pour autant que ceux qui resteront seront soumis au diktat de la pensée unique ? Je ne le crois pas. Nous avons peut-être en revanche des élites militaires qui ont tendance à s'autocensurer davantage qu'auparavant, car les règles juridiques applicables ne sont pas aussi limitatives que l'on feint de le croire. L'air du temps y conduit peut-être, alors qu'avec le même système juridique nous avons connu des expressions publiques plus flamboyantes dans les générations précédentes. Mais, il n'est pas interdit de penser, de s'exprimer et d'écrire ! Quant à me prêter des intentions « soviétiques », cela me peine d'autant plus qu'en tant que militaire j'ai passé le début de ma carrière à me tenir prêt à porter l'estocade à ce système !

Comment faisons-nous pour mesurer précisément les flux nécessaires de recrutement ? Nous demandons à chaque armée de définir quels seront ses besoins à un horizon de dix ans. Puis nous appliquons à ces effectifs un taux de correction correspondant à ce que nous savons de l'attrition moyenne au cours de cette période de dix ans à compter d'un nouveau recrutement. À titre d'exemple, pour les élèves issus de l'école spéciale militaire, ce taux représente 35 % de l'effectif sur les quinze premières années. De la sorte, nous arrivons à calibrer correctement nos flux de recrutement au vu des besoins futurs.

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