Intervention de Pascal Canfin

Réunion du 7 novembre 2012 à 16h30
Commission des affaires étrangères

Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement :

Je ne peux que m'en réjouir.

Les accords de partenariats économiques (APE) devaient être modifiés et des sanctions doivent entrer en vigueur en 2014. Comme le Président de la République l'a annoncé, la position française a changé. Nous souhaitons que la date à partir de laquelle ces sanctions doivent être appliquées soit reportée à 2015 voire 2016 - date pour laquelle plaide le Parlement européen – ainsi qu'une renégociation du contenu des accords afin qu'ils soient plus favorables aux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). A charge pour nous, maintenant, de convaincre nos partenaires européens en nous appuyant sur la position du Parlement.

L'action de notre pays, monsieur Dupré, peut être valorisée sur le plan de l'aide multi- et bilatérale. Lorsque nous avons un « ticket » important, que nous sommes fortement représentés dans les conseils d'administration et les directions et que nous sommes à même d'influer sur les décisions, notre visibilité est patente. Il ne s'agit ni d'opposer ni d'oublier la visibilité au sein des instances - qui relève de la diplomatie d'influence - et la visibilité sur le terrain. Cette dernière passe par des opérateurs bilatéraux. Lorsque le Groupement d'intérêt public (GIP) « Ensemble pour une solidarité thérapeutique en réseau » (ESTHER) mène des opérations très largement financées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, c'est la marque « France » qui est présente sur le terrain. Tout le problème est de parvenir à articuler intelligemment le bi- et le multi- et d'optimiser cette articulation plutôt que d'opposer des opérateurs bilatéraux forcément vertueux à des opérateurs multilatéraux qui ne le seraient pas.

J'ajoute que, pour être visible, l'équipe de France doit être unie. Or, trop souvent, les relations manquent de fluidité entre le Service de coopération et d'action culturelle (SCAC), le directeur de l'AFD et l'ambassadeur. Cela relève de notre responsabilité.

Enfin, dans les pays où nous ne sommes pas très présents sur le plan bilatéral, par exemple en Afrique anglophone, il nous appartient de considérer qu'une action de l'Union européenne à laquelle nous avons participé à hauteur de 19 % est aussi notre action.

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