Intervention de Jean-Frédéric Poisson

Séance en hémicycle du 30 janvier 2015 à 21h30
Croissance activité et égalité des chances économiques — Article 12

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Frédéric Poisson :

Vous me répondrez, monsieur le ministre, que la porte n’est pas grand’ ouverte. Je conviens qu’avec tous les garde-fous que vous avez essayé d’instaurer, la porte, en effet, pourrait n’être qu’entrebâillée. Cependant, depuis ce grand logicien qu’était Aristote, chacun sait qu’une porte doit être ouverte ou fermée ! En l’occurrence, vous l’avez ouverte. C’est le principal reproche que nous avons à vous faire.

À cause de cette question de principe, vous êtes en effet obligé d’en décliner toutes les conséquences, jusqu’à cette mécanique particulièrement paradoxale qui consiste par exemple à ouvrir la profession aux jeunes : excellente idée, même si la profession y était prête sans avoir à s’y résoudre le couteau dans le dos, en étant poussée plus fort que d’habitude, car tout cela était possible dans le système qui perdure – M. le rapporteur général n’a-t-il pas failli à l’instant remonter jusqu’à la loi salique ? – depuis plusieurs siècles en France.

Nous avons été sensibles aux signaux envoyés par la profession, même si nous partageons le sentiment qu’ils ont pu être exprimés sous des formes contestables ou à tout le moins maladroites. Pourtant, ne s’agit-il pas là d’une forme d’action, ou plutôt de réaction à la manière dont cette profession s’est sentie mise en danger par les dispositions qui la concernent ? De surcroît, monsieur le rapporteur général, ce n’est pas la première fois que les députés reçoivent dans leur boîte électronique des propositions d’amendement, des injures, des menaces ou encore des pressions !

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