Intervention de Jean-Marc Germain

Séance en hémicycle du 27 mai 2015 à 21h45
Dialogue social et emploi — Article 7

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Marc Germain :

Mon amendement no 573 rectifié , identique au précédent, porte sur le même sujet, mais je tiens à insister sur le fait qu’il importe que les salariés soient présents dans un certain nombre de comités stratégiques. En effet, depuis 2012, dans la fonction publique en plafonnant la rémunération des dirigeants d’entreprises publiques et, dans le privé, avec un code de bonne gouvernance de l’Association française des entreprises privées – AFEP –, ce gouvernement s’est efforcé d’éviter les rémunérations exorbitantes qui choquent à juste titre, non seulement l’opinion publique, mais aussi nos consciences à tous.

Une façon moderne de réguler notamment les rémunérations, ainsi que plusieurs autres questions stratégiques, est d’assurer la transparence, avec la présence des administrateurs salariés et leur vision de ces questions de rémunération, qui me paraît très importante.

Enfin, monsieur Vercamer, une entreprise qui atteint la taille de 1 000 salariés ne peut plus rester une affaire strictement familiale. Je crois beaucoup au capitalisme familial, qui est bien implanté dans les territoires, mais le temps est peut-être venu de considérer – je songe à un grand dirigeant d’une grande organisation patronale – que, quand on atteint cette taille, il faut avoir un regard extérieur, parce qu’on a la responsabilité de 1 000 salariés, de 1 000 familles et, parfois, de la survie d’une commune et d’un territoire, et il faut s’ouvrir, comme l’a très bien dit tout à l’heure le ministre.

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