Intervention de Dominique Tian

Séance en hémicycle du 8 juillet 2015 à 21h30
Dialogue social et emploi — Article 20

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDominique Tian :

Monsieur Sirugue, ce que vous avez dit n’est pas très élégant : nous n’avons jamais tenu de tels propos sur les intermittents. Le seul à l’avoir fait est un collègue sur un autre banc, qui a évoqué TF1. Les intermittents, nous travaillons avec eux tous les jours, nous montons des opérations avec eux, et nous avons certainement plus de respect pour eux que vous n’en montrez avec votre comité d’experts – comme s’il fallait encore retarder la prise de décision !

Et si nous respectons les intermittents, nous respectons aussi l’UNEDIC, parce que c’est important. J’ai travaillé sur les dossiers de l’UNEDIC, Gérard Cherpion aussi, et quand nous avons créé Pôle emploi, nous avons pris soin de maintenir l’indépendance de l’UNEDIC pour qu’elle prenne des décisions stratégiques.

S’agissant des intermittents, je ne crois pas que le président Sarkozy ait remis en cause quoi que ce soit. Chacun s’est entendu, à droite comme à gauche, pour que le régime des intermittents soit plus ou moins respecté et qu’il soit préservé. Ce n’était donc pas très bien de votre part de dire cela.

S’agissant des intermittents du spectacle, nous essayons de sauver l’argent des chômeurs, je le dis pour la quatrième fois, mais nous les aidons. Simplement, dites-vous bien une fois pour toutes que ce n’est pas l’argent des chômeurs qui doit payer le spectacle vivant. Il faut vraiment que les collectivités et autres mettent de l’argent dans la création, plutôt que maintenir ce système que chacun dénonce et qui rend mal à l’aise.

Quant au comité d’experts, il faut vraiment que son rapport soit rendu public : avec toutes ces personnes qui vont réfléchir, il faut que l’on sache à quoi cela aboutit !

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