Intervention de Guillaume Chevrollier

Réunion du 18 mai 2016 à 16h30
Commission d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuillaume Chevrollier :

Il y a dans les abattoirs un poste clé : celui du responsable protection animale dont les attributions doivent certainement évoluer et le statut juridique être consolidé. Comment voyez-vous l'évolution des relations entre le RPA et l'administration vétérinaire présente dans les abattoirs, pour que le système soit gagnant sur le plan de l'organisation de l'abattoir comme sur celui de la protection animale, et sans que ce soit coûteux en termes de dépenses publiques ? Alors que les comptes publics de notre pays sont dans l'état que l'on connaît, il faut éviter que l'organisation retenue n'aboutisse à un renchérissement permanent des coûts. La généralisation du responsable protection animale dans l'ensemble des abattoirs, quelle que soit leur taille, ne risque-t-elle pas de mettre en péril des petits abattoirs ? Un RPA représente une charge supplémentaire, donc un problème de compétitivité.

Le lanceur d'alerte L214, association militante pro-végétarienne, a joué sur l'émotion collective qui est la tendance de notre époque. La conclusion des contrôles que vous avez diligentés montre que les images ne sont pas en phase avec la réalité de la quasi-totalité des abattoirs dont il faut saluer le professionnalisme et l'engagement des personnels qui exercent un métier dur mais nécessaire. Quelle campagne comptez-vous lancer pour faire savoir que la quasi-totalité des abattoirs fonctionnent correctement ? Quelles actions entendez-vous mener pour relancer la consommation de la viande ? En tant que ministre de l'agriculture, vous savez que l'élevage est en crise, dans la Sarthe notamment et en Mayenne. Il y a une attente aujourd'hui à la fois de nos éleveurs et de la filière agroalimentaire pour relancer la consommation de viande dans notre pays.

Dernière question, que je vous pose au nom de mon collègue Pierre Morel-A-L'Huissier qui a dû nous quitter : votre ministère s'est-il porté partie civile dans les affaires mises en lumière par l'association L214 ?

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