Intervention de Michel Liebgott

Réunion du 7 juin 2016 à 16h15
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Liebgott :

Les chiffres les plus récents démontrent qu'en matière de santé publique, la ministre de la santé et des affaires sociales est parvenue à réduire les coûts sans remettre en cause les droits des malades, puisque le déficit que nous a légué la précédente majorité a été réduit de 70 % sans que le reste à charge des assurés augmente. C'est un point important, car ces économies ont vocation à être réinvesties et à dégager des marges de manoeuvre pour améliorer la santé de la population.

Par ailleurs, on a le sentiment que cette proposition de loi a pour seul objet de supprimer la généralisation du tiers payant. En cela, elle apparaît comme l'expression d'un certain corporatisme. Je veux donc réaffirmer ici que la politique de santé a pour objectif de permettre aux gens de se soigner et de leur assurer un « état de complet bien-être physique, mental et social », pour reprendre la définition que l'OMS donne de la santé. Celle-ci n'a pas de prix, dit-on, mais elle a un coût, hélas ! La prise en charge des médicaments dans le cadre du tiers payant, que personne ne conteste aujourd'hui, pourrait être étendue – et c'est ce que nous avons voté – à l'ensemble des professions médicales, afin de rétablir un équilibre qui a été largement mis à mal par les dépassements d'honoraires et par le creusement des inégalités dans l'accès aux soins.

La généralisation du tiers payant est donc un symbole fort qu'il ne faut pas remettre en cause. Bien entendu, certains médecins ont pu le contester, pour des raisons que l'on peut comprendre, et nous pouvons sans doute en améliorer la mise en oeuvre.

Pour conclure, je veux dire qu'il n'y a pas lieu d'opposer le public et le privé. Le premier doit être privilégié parce que l'hôpital public est l'hôpital de tout le monde. Pour autant, chacun constate dans son territoire que public et privé coopèrent harmonieusement.

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