Intervention de William Dumas

Réunion du 15 juin 2016 à 18h30
Commission d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaWilliam Dumas :

C'est dans ma circonscription qu'est implanté l'abattoir du Vigan qui traite 320 tonnes et celui d'Alès, qui en traite 5 000, dont beaucoup d'abattages rituels. Vous avez raison, ces abattoirs peuvent subsister grâce aux communautés de communes ou aux communes. Le maire d'Alès que nous avons auditionné nous a indiqué que l'abattoir coûtait entre 300 000 et 500 000 euros par an. Mais il nous a aussi confié que, s'il fermait l'abattoir, tous les éleveurs de cette région des Cévennes devraient se rendre à Valence, puisque l'abattoir de Tarascon est spécialisé dans l'abattage du taureau de Camargue classé IGP. Ce sont les éleveurs eux-mêmes qui amènent, font abattre et découper leurs bêtes à l'abattoir du Vigan : c'est donc un circuit court. Il y a quelque temps, cet abattoir, qui est géré par la communauté de communes, affichait un déficit de 50 000 euros, mais, après un contrôle de la Cour des comptes demandé par la sous-préfète et beaucoup de clarifications, il est aujourd'hui à l'équilibre.

Vous nous avez dit aussi que, dans ces abattoirs, les matériels étaient souvent mal adaptés. Les animaux ne sont pas tous les mêmes…

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