Intervention de François Rochebloine

Réunion du 30 juin 2015 à 16h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Rochebloine :

Je me joins d'abord à l'hommage rendu à Jacques Delors, car je suis un Européen convaincu. Nous avions particulièrement apprécié sa venue devant nous l'an dernier.

Au cours de la séance de questions au Gouvernement, notre collègue Charles de Courson a posé tout à l'heure une question brève et claire, pour obtenir une réponse qui le fut beaucoup moins. Sachant que la victoire du non n'est pas exclue, il demandait au Gouvernement quelle serait la position française en ce cas. Nous entendons que, de toute façon, le remboursement au FMI n'aura pas été honoré. La sortie de la Grèce de la zone euro emporterait pourtant d'autres conséquences. Si on lui cède, l'Espagne pourrait s'engouffrer aussi dans cette brèche. Les mairies de Barcelone et de Madrid sont déjà passées à un nouveau parti d'opposition.

Certes, il faut tendre la main aux Grecs. Mais force est de constater que les engagements pris n'ont jamais été respectés. Pourquoi le seraient-ils demain ? J'ai été choqué de voir l'un de nos collègues faire tout à l'heure dans l'hémicycle un procès implicite à l'Allemagne, qui a pourtant le mérite d'avoir pris des positions très claires. Si nous étions nous-mêmes plus fermes, nous n'en serions peut-être pas rendus au point où nous sommes aujourd'hui. Cette intervention en séance publique n'était en tout état de cause vraiment pas très intelligente.

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