Intervention de François de Mazières

Réunion du 17 septembre 2015 à 15h00
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois de Mazières :

Je les maintiens car j'estime que la limitation de la protection des abords à l'emprise du monument historique n'a pas de sens. Face à un monument historique, il faut toujours un peu de recul, même s'il appartient au patrimoine industriel du XIXe ou du XXe siècle. Pour pouvoir le regarder, il faut au moins se placer à cinquante ou cent mètres. Tous les architectes vous diront que la protection d'un monument intègre la « covisibilité ». La limitation permise par l'alinéa 12 constitue à mes yeux une aberration au regard de ce qu'est un monument historique.

J'ai aussi envie de protéger l'ABF qui est soumis à d'énormes « pressions à construire ». Nous ne sommes pas dans la fiction si nous imaginons le cas d'un préfet qui ferait subir à son ABF de très dures pressions. Pourquoi cette dernière phrase de l'alinéa 12 ? Elle n'apporte rien et elle fragilise les ABF, ce qui inquiète profondément tous les défenseurs du patrimoine.

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