Intervention de Monique Rabin

Réunion du 28 septembre 2016 à 12h00
Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMonique Rabin :

Je veux saluer le travail qui a été fait, un travail structuré sur cinq ans qui permet aujourd'hui de ramener le déficit à moins de 3 % du PIB, travail doublé d'un effort considérable des Français, des agences, des collectivités. Notre pays retrouve une très importante part de souveraineté, et, surtout, des marges de manoeuvre. Saluons cet effort de justice, et tous les organismes qui ont été sollicités pour contribuer au redressement des finances publiques.

Je vous remercie de votre réponse très développée et très argumentée, monsieur le ministre, à propos de la fraude fiscale, car nous entendons tout et son contraire. Parlementaires, nous mesurons, dans les milliers de courriels que nous recevons, l'ampleur de la désinformation. La France a joué un rôle moteur en matière de lutte contre la fraude fiscale, notamment dans la recherche du périmètre pertinent – celui de l'Union européenne ou un périmètre plus large.

Je reviens sur les orientations de nos dépenses. Que doit être la France au XXIe siècle ? La société prend de l'avance sur nos politiques publiques, nos dépenses doivent suivre son mouvement. Je pense à l'innovation technologique, à la modernisation des entreprises – un effort a été fait l'an dernier, par exemple avec le fonds de péréquation des chambres consulaires, mais poursuivons –, et au commerce extérieur. Alors que notre déficit commercial s'aggrave, nous ne pouvons effectivement pas demander à notre opérateur principal d'agir et de répondre à la demande, avec les moyens qui sont les siens, notamment en termes d'emploi ; nous pourrions réfléchir ensemble à une redistribution. Je pense aussi aux moyens à mobiliser en faveur de l'économie des communs et de la transmission des savoirs ; l'université, aujourd'hui, réfléchit à son ouverture et à la manière dont sont transmis ces savoirs. Quelques mesures pourraient nous permettre de nous projeter.

Enfin, si je me félicite de l'augmentation des moyens des administrations régaliennes, je pense qu'il serait conforme aux valeurs de la France, et bon pour son rayonnement, de soutenir plus activement le développement, notamment au regard des moyens aujourd'hui dédiés à la lutte contre le terrorisme.

En tout cas, merci beaucoup pour ce travail.

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