Intervention de Jean-Marc Todeschini

Réunion du 5 octobre 2016 à 9h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'état auprès du ministre de la Défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire :

Je l'ai dit, au-delà du coût financier, cette indemnisation à une dimension symbolique que nous tenons à préserver. Il serait démagogique de ma part de prétendre le contraire.

Pour ce qui regarde le recensement des militaires ayant participé aux OPEX puis ayant quitté l'institution, leur liste doit exister. Ceux qui possèdent la carte du combattant depuis le 1er octobre 2015 ont été identifiés par l'ONAC-VG, comme le seront ceux qui en feront la demande. Ils seront accompagnés, car l'institution militaire s'occupe de leur reclassement et les aide à se réinsérer dans la vie civile.

Monsieur Prat, vous n'êtes pas sans savoir que les lois mémorielles posent des problèmes à notre pays. Cela étant, les lois portant indemnisation des harkis témoignent déjà d'une reconnaissance des difficultés qu'ils ont rencontrées à leur arrivée en France.

Mais, là encore, il serait démagogique de ma part de prétendre que je suis favorable aux trois nouvelles propositions de loi qui ont été déposées sur le sujet, car le chiffrage de cette indemnisation nous mènerait bien au-delà de ce que nécessiterait l'indemnisation des orphelins de la Seconde Guerre mondiale.

Le « G12 harkis », dont les représentants ont été reçus par le Premier ministre le 20 septembre dernier, demande surtout à la reconnaissance des harkis par la Nation. En ce sens, le président de la République a été fidèle à ses engagements de candidat en prononçant les mots qu'il a prononcés. Jacques Chirac, quant à lui, avait fait du 25 septembre une journée nationale d'hommage aux harkis.

Quant à l'initiative des maires de Saint-Laurent-des-Arbres et de Laudun-l'Ardoise en faveur du camp de Saint-Maurice-l'Ardoise, elle se heurte en effet au problème des parcelles utilisées par le ministère de la Défense. Mais, si le projet devait se concrétiser, je m'engage à ce que l'État soit partie prenante dans l'édification d'un lieu de mémoire aux harkis. La direction de la mémoire, du patrimoine et des archives a coutume d'accompagner les collectivités territoriales dans ce genre de dossiers.

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