Intervention de Jean-Jacques Bridey

Réunion du 14 décembre 2016 à 9h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Jacques Bridey, co-rapporteur :

Je souscris à ces réflexions mais en l'espèce, elles sont un peu hors sujet par rapport au champ de la mission d'information qui concerne les enjeux technologiques et industriels du renouvellement des deux composantes. Nous avons abordé certains des sujets évoqués par notre collègue Yves Fromion. Nous nous prononçons ainsi pour le lancement assez rapide d'une étude sur le prochain porte-avions. Si aucune décision, et elle sera politique, n'est prise, AREVA TA aura beaucoup de difficultés en termes d'études et de plan de charge car ses équipes n'auront plus de réacteurs et de chaufferies nucléaires à concevoir. Celles des SNLE sont presque achevées et un trou dans le plan de charge est donc à craindre à l'horizon 2030-2035. Nous évoquons également le remplacement du Rafale à l'horizon 2035-2040. S'agira-t-il d'un gros porteur, d'un drone, d'un avion de type Rafale ? Il ne nous appartient pas de prendre les décisions en la matière, mais nous devons être conscients du fait que nous ne pourrons pas les reporter sans mettre en difficulté la pérennité des bureaux d'études concernés. Des études sont actuellement menées dans différents domaines – la furtivité, l'hypervélocité par exemple. Ce n'est pas à nous qu'il revient de trancher entre un vecteur plus furtif que véloce ou l'inverse, mais il faut alimenter les bureaux de recherche et les industriels afin qu'ils soient prêts à développer aussi bien le porteur que le missile, lorsque la décision politique sera prise...

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