Cet accord de sortie aura évidemment des conséquences sur les finances publiques françaises, ne serait-ce que parce que le financement britannique sera moindre. Un certain nombre de textes législatifs seront également affectés, de la régulation financière au droit des étrangers. Bref, on ne peut donc pas considérer que ce soit une affaire strictement européenne ou que, si un problème survenait, l'alternative se résume à une rupture nette et définitive sans aucune possibilité d'arrangement avec un pays qui est notre allié, notre partenaire au Conseil de sécurité des Nations unies et notre voisin immédiat. C'est dans ce jeu où tout le monde se tient par la barbichette que la négociation va se faire ; et c'est là qu'il peut y avoir des problèmes.