Intervention de Yves Daniel

Réunion du 22 février 2017 à 9h30
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYves Daniel :

Il y a quelques décennies, on parlait beaucoup de pensée globale et d'action locale. Je pense que c'est encore d'actualité.

L'agroécologie est un mode de pensée globale en ce qu'elle fait le lien entre l'agroalimentaire et la santé – santé de la planète, santé du vivant, santé des humains. C'est la recherche de nouveaux équilibres pour protéger notre système de santé et de sécurité sociale. Elle embrasse de vrais sujets de société. L'agroécologie est également, évidemment, un mode d'action locale, car il y a une cohérence à raisonner à l'échelle de territoires, de bassins de vie ou de consommation. Cela n'empêche pas pour autant d'envisager une agriculture compétitive, mais en prenant en considération de nouveaux indicateurs, autres que financiers.

Il faut arrêter de dire qu'il y a deux modèles d'agriculture ; il n'y a qu'un seul modèle : celui qui doit permettre à l'agriculture d'assurer ses missions de manière globale. Par contre, il y a différents systèmes d'exploitation. L'agroécologie passe d'abord par un vrai travail de fond sur les formations. Il faudra former les enseignants.

Nous n'aurons pas d'agriculture sans paysans, et j'estime que nous ne développons pas suffisamment les ressources humaines. Dans ce nouveau concept sociétal, il faudra préserver le sens du métier d'agriculteur, mieux prendre en compte les hommes. En la matière, les organisations professionnelles agricoles auront un important rôle à jouer.

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