Intervention de Sandrine Doucet

Réunion du 5 février 2014 à 17h00
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSandrine Doucet :

Monsieur le commissaire, vous avez souligné l'accroissement des écarts de revenus et le développement de la pauvreté en Europe. Nous ne pouvons que nous féliciter de l'inflexion des politiques européennes vers les questions sociales, car nous courons le risque d'un rejet de l'euro, voire d'un démantèlement de l'esprit européen. Vous déplorez la détérioration du capital humain, mais la politique en faveur des jeunes, concrétisée en France par la « Garantie pour la jeunesse », est de nature à contribuer à la construction d'une Europe sociale. Toutefois, je doute que cela suffise car les 7,5 millions de jeunes européens sans emploi sont victimes du dumping et des restrictions budgétaires, en particulier de la hausse des droits d'inscription universitaires.

Le dispositif Erasmus Plus doit permettre aux jeunes de s'insérer plus facilement dans le marché du travail tout en intégrant une culture européenne. Mais comment faire pour que cette mobilité ne soit pas une nouvelle forme de migration provoquant la fuite des cerveaux et des déséquilibres démographiques ?

Peut-on se satisfaire d'une politique certes soucieuse de l'avenir des jeunes, mais trop parcellaire ? Quelle réponse apporter à la question universitaire ? Peut-on envisager la circulation des jeunes au cours de leur formation en l'absence d'un statut européen de l'apprenti ou du stagiaire ? En d'autres termes, comment envisagez-vous une politique globale de la jeunesse en Europe ?

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