Nos méthodes de travail peuvent être améliorées. Mais le problème n'est pas seulement celui du délai de transmission formelle des documents car, de fait, le contenu du PLFSS était disponible depuis longtemps. J'ai par exemple constaté qu'aucun député de l'opposition n'a souhaité assister aux nombreuses auditions que j'ai organisées en tant que rapporteur, alors qu'elles sont pourtant accessibles à tous. Toutes les possibilités offertes aux collègues pour travailler ne sont donc pas utilisées.
Cela dit, le champ de compétence de la Commission induit une charge de travail considérable, et nous nous trouvons sous-dimensionnés pour suivre, contrôler et voter efficacement les comptes sociaux. Quels que soient la compétence, l'engagement professionnel et l'immense disponibilité des administrateurs et de l'ensemble de l'équipe de la Commission, cette dernière doit tout de même gérer un PLFSS qui engage des montants trois fois supérieurs au budget de l'Union européenne. Il serait sans doute utile de saisir le président de l'Assemblée et les questeurs afin que la Commission dispose de moyens à la hauteur de sa mission.