Puisque ces mesures sont susceptibles de s'intégrer dans une grande loi de santé publique, c'est précisément qu'elles ne sont pas uniquement vouées à fournir des recettes de poche.
Dans le sport, chacun sait qu'il y a les drogues de riches et les drogues du pauvre qui, comme le Solupred, permettent à un cycliste de gagner deux ou trois kilomètres par heure. Tous les coureurs ont un jour pris du Guronsan, qui se vend même dans les magasins de sport et pour lequel, au-delà de 150 milligrammes, en cas de prises répétées, on peut parler d'addiction à la caféine. Il y a là un véritable risque pour les jeunes, d'autant qu'il s'agit d'un médicament très accessible. Le Red Bull me paraît tout aussi dangereux, quand il est utilisé comme un produit dopant. C'est selon le même processus que, dans certains quartiers défavorisés, on commence par fumer de l'herbe avant de passer à des drogues plus dures.