Madame Poletti, vous n'êtes pas très loyale à mon égard. J'avais déjà présenté cet amendement l'an dernier. En outre, je l'ai annoncé depuis longtemps – à dire vrai depuis la parution du rapport de l'ANSES.
Monsieur Roumegas, je vous fais la même réponse que l'année dernière. La dangerosité des acides gras est liée à leur consommation excessive – nous consommons tous des acides gras. La nocivité des acides gras trans est également avérée alors qu'ils ne se trouvent pas dans l'huile de palme. Enfin, selon les pays de provenance, l'huile de palme peut contenir de 33 à 50 % d'acides gras saturés, ce qui devrait justifier une taxation différenciée.
Le Danemark, qui avait instauré une taxe sur les acides gras, a décidé de la supprimer. Selon l'évaluation qui a été faite, la taxe pénalisait les plus modestes qui consomment les produits les plus riches. L'équilibre nutritionnel passe par une diversification de l'alimentation et une consommation plus importante de fruits et légumes.
Les facteurs d'accident cardiovasculaire sont un vaste sujet. Pour les acides gras, il s'agit avant tout de modérer leur consommation. Je suis d'accord avec Mme Boyer sur la nécessité de l'étiquetage, de l'information et de l'éducation nutritionnelle.
Mon avis sur votre amendement reste donc le même que l'an dernier, à savoir défavorable. En revanche, il me semble que la question des acides gras de manière générale plutôt que de la seule huile de palme, et des acides trans devra être posée dans le cadre de la future loi de santé publique.