Le conseiller général institué par la Révolution constitue par conséquent l'une des plus anciennes institutions françaises. Le conseiller général, pour de nombreux Français, constitue un repère dans le cadre de la décentralisation de l'État ; ses fonctions sont clairement identifiées et comprises par nos concitoyens. Une modification de sa dénomination pourrait entraîner une incompréhension. Bien que ce changement d'appellation reste symbolique, il donne le sentiment que l'on crée une nouvelle institution. Nos concitoyens pointant souvent du doigt le nombre d'échelons administratifs, ce sentiment risquerait d'accroître leur désaffection pour la chose publique locale.
Ce changement pourrait donc avoir un effet pervers en éloignant un peu plus les Français de cette institution, avec un risque majeur : une faible participation aux prochaines élections qui soulèverait la question de la légitimité de nos représentants dans le département. C'est pourquoi mon amendement vise à maintenir la dénomination de « conseiller général » et à supprimer l'alinéa 2 de l'article.