Intervention de Anne Grommerch

Réunion du 16 avril 2013 à 17h15
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAnne Grommerch :

Je m'exprime au nom du groupe UMP. Tout le monde s'accorde à reconnaître l'effet d'entraînement que l'industrie exerce sur l'économie en stimulant la croissance, l'innovation et l'emploi. Le chômage bat des records. Il est urgent d'agir dès à présent, et non à l'horizon 2020 ou 2030. Quelles mesures sont prises aujourd'hui ?

La compétitivité dépend du coût du travail. Pouvez-vous dresser un bilan d'étape du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi ? Sur le terrain, les témoignages ne sont guère encourageants.

L'innovation suppose des financements que les entreprises peinent aujourd'hui à obtenir, qu'elles soient innovantes ou installées mais confrontées à des problèmes de liquidité. Je suis membre du comité national d'orientation de la Banque publique d'investissement, dont l'existence est encore virtuelle, notamment dans les régions. Quelles mesures d'urgence sont prévues pour aider nos entreprises à passer ce cap difficile ?

La question des normes est en effet essentielle, notamment pour la compétitivité. Comment accompagner nos entreprises et défendre nos produits par les normes ? Si l'Allemagne n'est pas un modèle en tous points, comme l'a rappelé M. Dehecq, elle est très en avance sur nous dans ce domaine, notamment par sa présence au sein des comités européens.

La France, qui compte moins de 100 000 entreprises exportatrices, n'est plus que le sixième pays exportateur au monde. Le Gouvernement a refusé d'intégrer à la BPI Ubifrance et la COFACE, s'opposant ainsi à la demande légitime de parlementaires de tous bords. Comment, selon vous, pourrions-nous mieux accompagner nos entreprises à l'export ?

Enfin, monsieur Faure, je ne peux pas ne pas vous interroger sur ArcelorMittal. Il a été décidé la semaine dernière d'arrêter les hauts fourneaux de Florange, contrairement aux préconisations du rapport que vous avez publié l'été dernier et qui soulignait la viabilité du site intégré, comme à celles du rapport de Secafi qui invalide le projet d'ArcelorMittal en montrant que l'arrêt de la filière liquide aboutirait à un déficit de capacité du groupe. Il y va, là encore, de notre compétitivité et de la sauvegarde de la sidérurgie française. Qu'en pensez-vous ?

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