…et qu'il faut aller vers une obligation d'application parce que, dans 30 % des cas, on continue à mourir dans la souffrance. Le professeur Sicard ne dit pas autre chose, et c'est que j'essaie modestement de traduire dans cette proposition de loi.
Veuillez me pardonner d'avoir dit que mon nom ne devait pas être gravé dans le marbre de la pierre tombale. Ce n'était pas de l'humour noir : je parlais de ma propre pierre tombale. Je ne suis pas attaché à ce que mon nom soit accolé à une loi. Et, contrairement à ce que vous dites, je n'ai pas choisi les trente-deux députés membres de la mission : chaque groupe a choisi ses représentants. Si nous avons fini par déposer un texte commun, c'est parce que nous avons progressé ensemble et fait des pas les uns vers les autres. La loi de 2005 n'est pas un système clos, monsieur de Rugy, elle est une étape qui mérite en effet d' être révisée. Elle l'a déjà été et elle le sera encore. Je rappelle qu'elle n'aborde que le problème de la fin de la vie, pas celui de l'autonomie.
Vous avez par ailleurs été choqué par mon évocation de la peine de mort. J'ai tout simplement rappelé les paroles de Robert Badinter. Si vous aviez bien écouté, vous auriez entendu que je ne les avais pas prononcées moi-même, Mme Fraysse l'a rappelé.