Intervention de Éric Alauzet

Réunion du 15 mai 2013 à 18h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Alauzet :

Je tiens d'abord à vous remercier pour la façon dont vous abordez les choses, y compris en nous faisant partager vos hésitations et vos doutes en évoquant divers scénarios. C'est assez rare et cela mérite d'être souligné, car nos échanges s'en trouvent enrichis.

J'ai une question de fond sur la dette mais auparavant j'aimerais prolonger ce que vous nous avez expliqué sur l'endettement. Je pense au cas du Japon qui est endetté à 200 %. Est-ce là un cas d'école ? Le Japon va-t-il s'effondrer ?

Plus globalement, sur la dette française et européenne, la ligne de fracture est apparue dans les années 1980 et cette dette augmente inexorablement depuis trente ans. Parmi les différentes hypothèses, qui ne s'excluent pas forcément les unes des autres, telles que l'augmentation de la dépense publique, la baisse du rendement de l'impôt – liée à la baisse de croissance ou à l'évasion fiscale – ou une modification de la répartition de la croissance entre le capital et le travail, laquelle vous paraît la plus importante ?

Quel est votre avis sur le fait qu'il y a trente ans, la richesse nationale allait à 67 % vers le travail alors qu'aujourd'hui ce chiffre ne s'élèverait qu'à 57 %, la différence allant au capital ?

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