Intervention de Pierre-Yves Le Borgn'

Séance en hémicycle du 11 juillet 2012 à 15h00
Questions au gouvernement — Relation franco-allemande

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre-Yves Le Borgn' :

Monsieur le ministre chargé des affaires européennes, l'élection de François Hollande à la présidence de la République, au mois de mai, a conduit à un rééquilibrage de la relation franco-allemande. Ce rééquilibrage, fondé sur la prise en compte de l'objectif de croissance, au même titre que celui de la lutte nécessaire contre les déficits et l'endettement, a permis le consensus des chefs d'État et de gouvernement au sommet de Bruxelles, le 29 juin.

La relation franco-allemande est fondamentale pour l'avenir de l'Union européenne. Elle n'est certes pas exclusive, comme en témoigne la volonté bienvenue du Président de la République de travailler aussi avec les gouvernements espagnol et italien en amont de ce sommet, mais elle porte en elle, au regard de l'histoire, une volonté politique à même de conjurer les obstacles sur le chemin vers notre communauté de destins.

Quelques jours après la rencontre du Président de la République et de la Chancelière allemande à Reims, pouvez-vous partager avec la représentation nationale les objectifs de l'année franco-allemande qui s'ouvre ? Quel est l'avenir du traité de l'Élysée pour les cinquante prochaines années ? N'est-il pas temps, pour réenchanter la relation entre nos deux pays, de passer de la seule célébration d'une amitié aujourd'hui établie à une profonde communauté de projets touchant, entre autres sujets, au bilinguisme, à l'enseignement, à la culture, au droit de la famille, à la recherche, à l'énergie, à l'excellence environnementale et, bien sûr, au développement économique ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et RRDP.)

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