Nous avons constaté, au travers de nos enquêtes, qu'il était rare que les immigrés découvrent au moment de la retraite les différentes procédures administratives : ils savent se faire aider à cet égard. Mais il y a toujours une confusion entre la pension de retraite et les prestations sociales. Il faut distinguer deux populations différentes : les hommes du fer – ayant travaillé dans l'industrie automobile, avec souvent des carrières complètes et linéaires – et ceux du béton – beaucoup plus soumis aux aléas économiques et bénéficiant de pensions bien inférieures.
Le « bouche à oreille » est le vecteur de communication privilégié, sur lequel on peut essayer d'agir. On peut à cet égard améliorer les relais – ce qui est en train d'être fait au travers de l'action sociale, sous l'impulsion de la DAIC. Cela dit, je n'ai jamais entendu dire du mal de la CNAV en tant que telle et les intéressés estiment plutôt être bien reçus par ses services. Mais ils sont désolés de voir les difficultés qu'ils ont à regrouper les documents qu'on leur demande.