Intervention de Daniel Aversbruch

Réunion du 23 avril 2013 à 17h00
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Daniel Aversbruch, responsable de programme à l'IFP énergies nouvelles, IFPEN :

– L'éolien offshore est en effet plus cher d'un facteur de deux à trois, tant pour le coût du kilowatt-heure que pour l'investissement. C'est très variable en fonction de la distance à la côte et de la profondeur. Les premières fermes d'éolien offshore au Danemark produisent le kilowatt-heure à peu de choses près au même coût que l'éolien terrestre en France (entre 6 et 8 centimes). Les taux de charge sont de 3 500 à 4 000 heures, à comparer à la moyenne de 2 500 heures constatées pour l'éolien terrestre. L'investissement est donc plus élevé mais, avec un taux de charge plus élevé, le kilowatt-heure revient à peu près au même coût.

Aux États-Unis, le ministère fédéral de l'énergie (Department of Energy – DOE) a publié un rapport sur son plan stratégique de développement de l'éolien en mer, avec des objectifs très ambitieux et un certain nombre de leviers identifiés. Dans leur vision, l'éolien offshore devrait produire à un coût d'électricité comparable à celui de l'éolien terrestre.

Pour compléter sur l'éolien offshore posé, 5 GW sont installés dans le monde et il s'en installe 1 GW par an. Les grandes machines que l'on installe aujourd'hui, de 5 à 6 MW, n'ont rien à voir avec celles que l'on installait il y a dix ans. On est encore sur la courbe d'apprentissage d'un marché qui est déjà important. Les coûts sont encore élevés.

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