Intervention de Jean-Louis Bricout

Réunion du 4 juin 2013 à 8h15
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bricout :

Le Président de la République a décidé de lancer un grand débat sur la transition énergétique, destiné à faire émerger le consensus le plus large possible ; il s'agit en effet de l'un des principaux enjeux du quinquennat, l'objectif étant de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique.

L'avenir énergétique de l'Union européenne s'annonce sombre : l'Union paraît en effet isolée et les États-Unis semblent connaître une embellie grâce à l'utilisation du gaz de schiste qui va leur permettre d'atteindre l'autonomie énergétique, puis de devenir une puissance exportatrice. M. Van Rompuy a d'ailleurs estimé que l'Europe risquait de devenir le seul continent à dépendre de l'énergie importée.

Dans un contexte où l'Union n'arrive pas à renouer avec la croissance, la question du coût de l'énergie devient centrale et nous impose de construire un front commun. Or la politique menée jusqu'ici provoque un large scepticisme, d'autant plus que seule la France souhaite aller plus loin avec l'organisation du débat sur la transition énergétique qui fait émerger des notions nouvelles et essentielles comme celle de la sobriété énergétique. Cette dernière se trouve totalement absente de la déclaration finale du sommet du 22 mai dernier : comment expliquez-vous cette situation ?

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