Intervention de Marc Dolez

Séance en hémicycle du 3 octobre 2012 à 21h30
Ratification du traité sur la stabilité la coordination et la gouvernance au sein de l'union économique et monétaire — Motion d'ajournement

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarc Dolez :

Madame la présidente de la commission des affaires étrangères, ce texte affirme que les politiques d'austérité dictées par les marchés financiers constituent le seul moyen de réduire les déficits et d'assainir les finances publiques. Il reprend les accords passés, en particulier le pacte pour l'euro plus. Dans ce traité et dans les documents qu'il vient couronner figurent toutes les exigences des marchés financiers relatives aux réformes structurelles qui ont été, plan après plan, imposées à la Grèce – et on voit dans quelle situation elle se trouve aujourd'hui ! Par conséquent, nous pensons que ce traité n'est pas en mesure de répondre à la crise : il l'aggravera en plongeant l'Europe et les États qui la composent dans la récession.

Monsieur le ministre, j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt votre réponse aux orateurs qui se sont exprimés dans la discussion générale. Je vous reconnais une certaine forme d'honnêteté. Vous avez dit que ce traité était capable du pire comme du moins pire ; que le pire était possible compte tenu de la logique d'austérité ultralibérale qui le caractérise, mais que pour éviter le pire et pour réorienter la construction européenne dans le bon sens, il fallait faire preuve d'une volonté politique suffisante. Or, contrairement à ce qui est affirmé, on ne trouve pas cette volonté politique suffisante dans le pacte de croissance. Ce dernier reprend en effet les réformes structurelles voulues par les marchés financiers. Il existe un moyen simple de réorienter véritablement et durablement la construction européenne : voter la motion d'ajournement que nous avons proposée. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

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