Intervention de Antoine Bozio

Réunion du 9 juillet 2013 à 17h30
Délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Antoine Bozio, président de l'Institut des politiques publiques, IPP :

Sur ce point, nous n'avons pas fait de simulation. Je ne suis pas sûr que cette piste améliorerait significativement les pensions des femmes.

Depuis la réforme de 1993, le salaire de référence calculé sur les 25 meilleures années est pondéré par l'inflation. Ainsi, pour les carrières à trous, prendre en compte les 25 meilleures années très éloignées n'améliore pas les pensions des femmes car les salaires correspondant étant mal revalorisés, ils pèseront très peu même s'ils n'étaient pas si mauvais à l'époque. Un salaire en 1990 vaudra donc moins qu'un salaire de 2013. De ce fait, les femmes dont les carrières sont discontinues, et elles sont nombreuses, sont là encore pénalisées. C'est un gros problème de nos systèmes de retraite : leur ajustement par la désindexation des salaires portés au compte engendre des effets redistributifs non contrôlés qui vont plutôt dans le sens inverse de l'objectif recherché.

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