Intervention de David Douillet

Séance en hémicycle du 16 octobre 2013 à 15h00
Loi de finances pour 2014 — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Douillet :

En guise de propos liminaire, permettez-moi un petit état des lieux de ce que pensent et vivent les Français.

Les Français sont 70 % à considérer que la situation économique du pays s’aggrave ; 75 % ne croient pas que la politique actuellement menée puisse améliorer la situation de l’emploi ; 84 % des personnes interrogées ressentent à titre personnel un ras-le-bol fiscal, 79 % affirment que leurs impôts ont augmenté, 38 % vont jusqu’à dire qu’ils ont énormément augmenté. Seuls 14 % se déclarent prêts à payer davantage d’impôts pour contribuer au redressement des comptes publics et à la baisse des déficits ; 86 %, en revanche, refusent cette perspective.

C’est donc, et vous devez l’entendre, à une véritable remise en cause de la légitimité de l’impôt à laquelle vous avez amené les Français.

Car les Français paient trop d’impôts par rapport aux services rendus et à leur pouvoir d’achat. L’impôt doit rester juste et tolérable ; or vous avez clairement dépassé les limites. Selon la bonne vieille maxime, « trop d’impôts tue l’impôt ». Les recettes fiscales des derniers mois ont donc été plus basses que prévu, car vous avez évidemment bloqué le moteur de la consommation. L’exil fiscal est reparti de plus belle.

Phénomène plus grave : lorsque l’on écoute les jeunes diplômés, ceux qui potentiellement ont envie de créer, d’entreprendre, ils sont nombreux à affirmer ne pas voir leur avenir en France et à vouloir partir à l’étranger. Ceux-là, nous ne les reverrons jamais.

À titre d’exemple, l’impôt d’un couple de retraités ayant eu trois enfants et percevant un revenu annuel de 50 000 euros passera de 6 972 euros en 2013 à 8 291 euros en 2014, soit une explosion de 19 %, qu’il faut pouvoir anticiper !

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