Vous devez être identifié pour donner une opinion sur cet élement
Le dispositif de la rupture conventionnelle demeure très incitatif. Selon le Centre d'études pour l'emploi, c'est l'employeur qui, dans 61 % des cas, prend l'initiative d'y recourir. Et, même avec des indemnités assujetties au forfait social, il y aura toujours intérêt car le coût est moindre – si, comme dans 88 % des cas, la convention de rupture est homologuée, il n'a à payer que l'équivalent de l'indemnité de licenciement – et le risque judiciaire en est considérablement amoindri, même si un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation a annulé une rupture conventionnelle consécutive à un conflit. N'ayez donc crainte : le dispositif continuera d'être très largement utilisé par les entreprises. Au premier semestre de 2012, le nombre de ces ruptures a augmenté de 22 % par rapport au premier semestre de 2011.
Il n'est du rôle ni de l'État ni du législateur d'inciter de quelque façon que ce soit à la rupture du contrat de travail. La situation est bien sûr tout autre une fois que les partenaires sociaux se sont accordés sur un mode de rupture déterminé : il nous appartient alors de leur donner la possibilité légale d'agir en conséquence.