On demande au Gouvernement de faire preuve de sagesse et c’est bien ce qu’il a fait puisque, depuis de nombreuses années, l’activité opérationnelle est la variable d’ajustement du budget de la défense, vous l’avez reconnu vous-mêmes. Or, dans le budget pour 2014, l’ensemble de l’activité opérationnelle et de l’entretien programmé des matériels qui y est lié va augmenter de 5,5 %. C’est l’une des priorités du projet de loi de programmation militaire. Certes, c’est moins spectaculaire que de passer des commandes spécifiques de matériels de haute tenue technologique, mais l’essentiel est d’avoir des militaires bien entraînés.
Tout au long de l’application de la loi de programmation militaire, les crédits affectés à la préparation opérationnelle seront donc en augmentation sensible. J’ai ainsi inversé la tendance, sans avoir recours à des artifices, des amendements irréalistes. Le programme d’investissement d’avenir ne peut en effet financer que des actions très précises, liées à l’innovation et à l’anticipation de la recherche, et des réalisations qui ne verront le jour que tardivement, ce qui est le cas du nucléaire mais aussi du spatial. Techniquement, ce n’est donc pas possible.
Sur le fond, j’ai inversé une tendance que j’ai constatée en arrivant au Gouvernement. Je demande donc le rejet de ces amendements.