Intervention de Daniel Goldberg

Séance en hémicycle du 17 juillet 2012 à 15h00
Questions au gouvernement — Psa

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDaniel Goldberg :

Monsieur le ministre du redressement productif, les annonces faites jeudi dernier par la direction de PSA heurtent tout le pays. À l'angoisse de huit mille familles pour leur devenir et celui de leurs enfants s'ajoute la détresse des dizaines de milliers de salariés qui occupent des emplois induits.

Avec la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, c'est toute la Seine-Saint-Denis qui est blessée. Je veux vous dire ici, avec Gérard Ségura, maire d'Aulnay-sous-Bois, avec Jean-Pierre Blazy, député du Val-d'Oise, et avec nos collègues d'Ille-et-Vilaine, Marie-Anne Chapdelaine et Jean-René Marsac, notre détermination à rester aux côtés des salariés pour refuser ce plan insupportable – dans tous les sens du terme.

Pendant des mois, le précédent gouvernement, complice de la direction de PSA (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP), ne souhaitait qu'une chose : laisser passer les élections. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Pendant des mois, nous lui avons demandé d'agir et d'écouter les organisations syndicales qui décrivaient les suppressions de postes à venir et la fermeture d'un site industriel. Ce temps précieux qui a été perdu aurait été utile pour prendre des mesures préventives.

Cette vérité, chers collègues de l'UMP, je vais vous la rappeler. Ici, même, le 15 novembre dernier, Éric Besson, alors ministre de l'industrie, déclarait : « Faisons attention à ne pas nourrir des inquiétudes infondées. D'abord, il n'y a pas de fermetures de sites : PSA a explicitement redit ce matin qu'Aulnay ne fermerait pas. Il n'y a pas non plus de plan social. PSA ne prévoit aucun licenciement ni aucun plan de départ volontaire. » (Huées sur les bancs du groupe SRC.) Chers collègues de l'opposition, voilà les déclarations que vous applaudissiez en novembre ; osez faire de même aujourd'hui !

Monsieur le ministre, j'ai entendu les déclarations de Jean-Marc Ayrault et du Gouvernement ainsi que les propos sévères de François Hollande. Ils redonnent du respect et de la dignité aux ouvriers menacés.

Pouvez-nous dire comment vous comptez agir afin de faire reculer PSA, de défendre notre appareil productif et de proposer un avenir aux salariés concernés ?

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