Je voudrais saluer l'intervention de Mme Berès, à laquelle je poserai quelques questions.
La Commission a proposé la création d'un tableau de bord constitué de cinq indicateurs sociaux et d'emploi : le taux de chômage ; le taux des jeunes ne travaillant pas et ne suivant ni études ni formation ; le revenu brut disponible des ménages ; le taux de risque de pauvreté ; et le taux d'inégalités. Mais concernant le régime européen d'assurance chômage, il n'y a pas eu beaucoup de propositions concrètes. Il me semble toutefois que, sur une idée développée par le Commissaire à l'emploi et aux affaires sociales et soutenue par le FMI, une communication a été faite l'année dernière sur la question, et qu'un groupe de travail s'y consacre actuellement. Pouvez-vous nous donner des informations à ce propos ?
Par ailleurs, compte tenu des énormes différences de niveaux de vie existant entre les pays, notamment ceux de la zone euro, l'institution d'un revenu minimum ne constitue-t-elle pas un leurre ? Ou alors, il faudrait que la Commission oblige chaque pays à en mettre un en place. Un revenu minimum européen serait l'idéal. C'est ce que souhaitent de nombreux Français, précisément pour éviter la concurrence déloyale. Quand une entreprise ferme, on dit que c'est à cause de l'Europe.
Enfin, Madame la présidente, je voudrais vous remercier parce que vous contribuez, par vos interventions, à faire adhérer de très nombreux Français à la cause européenne. Je crois que c'est très important, à quelques mois des élections, qui seront l'occasion, pour les eurosceptiques, de monter au créneau. Il est bon de rappeler ce que fait l'Europe, même si la situation économique est actuellement difficile.