Intervention de Danielle Auroi

Réunion du 6 février 2013 à 8h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanielle Auroi, présidente :

Nous recevons aujourd'hui M. Jean-Louis Falconi, ambassadeur, représentant de la France auprès du Comité politique et de sécurité de l'Union européenne. Nous sommes très heureux de vous accueillir, monsieur l'ambassadeur, pour parler de sujets auxquels le contexte du Mali donne une particulière actualité. Notre commission ayant vocation à s'intéresser à toutes les questions européennes, non seulement elle ne risque pas l'ennui, mais elle se préoccupe de l'Europe de la défense. À ce titre, notre commission a nommé deux rapporteurs sur la politique européenne de la défense, dont M. Yves Fromion ici présent que vous avez déjà eu l'occasion de rencontrer à Bruxelles.

Depuis l'intervention française au Mali, la politique européenne de la défense est de nouveau l'objet de questionnements : est-elle un échec ? A-t-elle une existence même ou est-elle encore à construire ? Sur ce point, le travail de nos rapporteurs Joaquim Pueyo et Yves Fromion nous a permis d'avoir déjà une première approche.

Vous rappellerez certainement mieux que moi ce qu'est le COPS, dont nous savons qu'il réunit toutes les semaines des représentants des vingt-sept États de l'Union pour suivre la situation internationale, définir les réponses de l'Union européenne en cas de crise et émettre des avis à l'intention du Conseil. Si, en ce moment, nous sommes préoccupés par le Mali, nous savons bien que d'autres points du monde, comme la Syrie, présentent des situations complexes. Le COPS y est-il attentif ?

La réflexion sur une politique européenne de la défense devrait faire l'objet d'une appropriation par l'ensemble des États de l'Union européenne, même si on peut interroger certains d'entre eux un peu différemment. C'est le cas de la Grande-Bretagne qui, là comme ailleurs, se distingue par certaines particularités.

À la lumière des concertations que vous avez pu avoir avec vos homologues européens, quelles sont les raisons de l'attentisme des États membres vis-à-vis d'un soutien plus affirmé de l'action de la France au Mali ? Aviez-vous noté déjà des réserves de leur part dans le cadre de la préparation de la mission de formation EUTM-Mali, dont les dimensions étaient pourtant plus modestes ? Dans quelles conditions se présente désormais cette mission ? D'autres missions étaient engagées dans le domaine du développement : sont-elles interrompues, sont-elles poursuivies ? Y a-t-il échanges d'informations entre développement et défense ?

Enfin, un rapport de Catherine Lalumière sur l'Europe de la défense a constitué un moment intéressant de l'histoire du Parlement européen. Une partie de ce rapport était consacrée à la prévention des conflits. Vous connaissez la sensibilité des écologistes dans ce domaine. Cette prévention des conflits est-elle encore prise en compte ou, au contraire, n'est-elle plus d'actualité ? Le cas échéant, y a-t-il moyen de la renforcer ?

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