Intervention de Gérard Charasse

Réunion du 26 juin 2013 à 9h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGérard Charasse :

Les politiques que vous avez entreprises à la tête de la BCE pour retrouver la confiance des marchés semblent porter leurs fruits : fonds d'intervention et union bancaire ont été les figures de proue d'une Europe plus solidaire et plus forte. Hier encore, à Berlin, vous avez soutenu que, grâce à votre programme d'opérations monétaires sur titres, la zone euro était un lieu d'investissement plus stable et flexible.

Néanmoins, ces mesures, jumelées avec la cure d'austérité voulue par Bruxelles, ne laissent entrevoir aucune croissance potentielle de nos pays. Dans son rapport annuel, l'OCDE a revu à la baisse les prévisions de réduction du PIB européen, de 0,1 % en novembre 2012 à -0,6 % en mai 2013. L'inflation, maintenue à 1,4 % à la fin de ce semestre, ne garantit pas la hausse escomptée des salaires, tandis que le taux de chômage de la zone euro atteint le niveau historique de 12,2 %.

La quête inexorable de gains de productivité sans politique conjoncturelle accommodante pour les investissements et l'accès au crédit des PME ne peut qu'engendrer des coûts sociaux considérables qui pourraient se traduire par une crise morale et politique.

Dans le reste du monde, les politiques monétaires volontaristes menées par la Banque du Japon ou par Réserve fédérale américaine en faveur de l'emploi permettent à ces pays un réel redémarrage de leur activité.

Au regard de la situation économique de la zone euros, quelles mesures concrètes s'imposent pour retrouver des perspectives de croissance positive ?

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