Intervention de Jean-Paul Bacquet

Réunion du 22 janvier 2014 à 17h15
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Bacquet :

J'ai écouté avec émotion, et même avec dégoût parfois, les descriptions que vous avez faites, et je mesure l'utilité de l'intervention française, même si elle n'a pas été comprise partout, ici en particulier. Si j'ai bien compris, on risquait un génocide.

Le plus important est de comprendre pourquoi on en est arrivé là. Dans Les Identités meurtrières, Amin Maalouf explique combien, sous l'effet de la déviance identitaire, des peuples paisibles peuvent se muer en criminels barbares et des hommes de paix en chefs de guerre. En Centrafrique, on s'en est pris successivement aux Tchadiens, aux Soudanais, aux chrétiens, aux musulmans. Quand avez-vous senti les différences s'exacerber ? À quel moment aurait-il fallu intervenir pour juguler le conflit ? Je rappelle que la France souhaitait envoyer des hommes depuis longtemps mais qu'elle a dû attendre la résolution de l'ONU. Maalouf voit la dérive criminelle comme le retour à la société tribale qui joue sur les sentiments les plus primaires. Aujourd'hui, il se manifeste en Centrafrique ; demain, pourquoi pas en France ou ailleurs ? C'est pourquoi je voudrais comprendre le jour d'avant.

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