Intervention de Élisabeth Guigou

Réunion du 15 janvier 2014 à 9h45
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉlisabeth Guigou, présidente :

Nous en venons à l'ordre du jour de cette réunion. Nous recevons Jean-Louis Vielajus, président de Coordination Sud, et Serge Michaïlof, chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques. Je les remercie d'avoir accepté cette invitation pour échanger avec nous sur l'important projet de loi d'orientation et de programmation relatif à la politique de développement et de solidarité internationale, que notre commission examinera prochainement et pour lequel elle a nommé rapporteur notre collègue Jean-Pierre Dufau. C'est la première fois que notre pays se dote d'un outil législatif en matière d'aide au développement. Le Gouvernement concrétise là un engagement pris par le Président de la République durant la campagne électorale.

C'est l'aboutissement du chantier de rénovation de la politique d'aide au développement de notre pays, engagé avec les Assises du développement et de la solidarité internationale, clôturées en mars dernier, et qui s'est poursuivi avec la réunion en juillet du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), lequel n'avait pas été réuni depuis plus de quatre ans.

Ce projet de loi trace les lignes directrices de la politique d'aide au développement de notre pays pour les prochaines années, en cohérence avec les orientations définies au niveau international pour la période postérieure à 2015, échéance des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il définit les priorités sectorielles et géographiques de cette politique, mais aussi sa méthode. L'aide apportée par notre pays doit contribuer à la réponse internationale au défi du développement dans ses diverses composantes.

Transparence, coordination et souci d'efficacité, tels sont les principes cardinaux qu'il pose pour notre politique d'aide au développement. Les organisations non gouvernementales (ONG) attendent depuis longtemps un tel texte. Quelle analyse en faites-vous, monsieur Vielajus ? Sur quels points conviendrait-il, selon vous, de l'amender ? Monsieur Michaïlof, vous qui avez toujours porté un regard critique sur la politique de la France en ce domaine, qu'en pensez-vous ? Remédie-t-il aux insuffisances que vous dénoncez depuis longtemps ?

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion